AUJOURD’HUI, C’EST LE 6 OCTOBRE….
ET LES CHATONS PHILOSOPHES
– AZUR, la fée des songes, JADE, la princesse étoilée et THÉO, le lutin malicieux –
vous proposent de découvrir un article philosophique sur LA SAGESSE.
Sur la voie de la connaissance intérieure
L’ignorant croit tout savoir.
Le sot se nourrit de mots creux.
L’orgueilleux recherche les éloges.
Le sage sait qu’il ne sait pas.
La sagesse est un concept présent dans toutes les civilisations et religions. Elle fait référence à des notions telles que la tempérance, la sincérité, le discernement, la justice, et incarne un idéal de vie. Le calme, la modération, l’humilité et la tranquillité sont des vertus qui lui sont associées.
Dans la Grèce antique, Socrate, considéré comme le père de la philosophie en Occident, conçoit la sagesse comme une humilité philosophique s’appuyant sur la connaissance de soi-même. Sa philosophie – la maïeutique – invite à accoucher les esprits : ses interlocuteurs sont invités à se découvrir eux-mêmes, à prendre conscience de leurs forces et de leurs faiblesses. Les Stoïciens et les Épicuriens définissent la sagesse comme la maîtrise des désirs par la raison et la connaissance de ce qui est de notre ressort et de ce qui ne l’est pas. Les Académiciens recherchent le Souverain Bien et Aristote propose prudemment les activités contemplatives.
Au fil des siècles, la signification de la sagesse évolue. Au seizième siècle, l’humanisme s’incarne notamment avec Michel de Montaigne. Faisant preuve d’un scepticisme issu de l’hédonisme épicurien, il prône le retour de la sagesse antique et un amour simple de la vie. Au dix-septième siècle, le philosophe hollandais Baruch Spinoza incarne la sagesse d’une raison scientifique qui affirme sa puissance d’amour et de joie face au désordre souffrant des passions. Au dix-huitième siècle, la philosophie des Lumières propose d’améliorer la condition humaine par la foi en la raison, au détriment des dogmes religieux. Au dix-neuvième siècle, le positivisme, doctrine soutenue notamment par Auguste Comte, se tourne vers le progrès technique, associant sagesse et science. Au vingtième-siècle, la sagesse est liée à des phénomènes de masse, notamment le mouvement hippie des années 1960-1970, s’accompagnant de dérives mercantiles. En ce début de vingt-et-unième siècle, elle renoue avec sa mission antique première et redevient au centre de la réflexion contemporaine.
La sagesse est également au cœur des religions. Dans le christianisme, elle représente l’art de vivre, de se comporter dans les diverses situations de l’existence. Elle est aussi symbolisée par une vie contemplative, forme la plus haute de la vie humaine, s’accompagnant d’un commencement de béatitude, celle-ci se définissant comme une connaissance intellectuelle, du suprême intelligible, parfaite et assurée.
Dans le judaïsme, elle s’apparente à un enseignement moral, encadré par les lois, sous-tendant l’obéissance et le respect des préceptes divins.
La sagesse est aussi très présente dans les religions orientales. Dans le bouddhisme, elle représente la voie à suivre pour parvenir à la réalisation de soi. Dans le taoïsme, elle incarne la conscience active et se décline en douze grandes vertus.
L’avis des Chatons Philosophes
Suis l’exemple de Socrate : « Connais-toi toi-même. »
Prendre conscience de ses connaissances et de ses lacunes est la meilleure façon
pour avancer sur le chemin de ta vie et acquérir la sagesse.
